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Les crises, les mutations
La succession des crises depuis les années 1970 et la crise financière récente semblent indiquer qu’une page de l’histoire moderne se tourne, qu’une mutation s’opère. La montée du néo-libéralisme d’un côté, et des mouvements écologiques et alternatifs d’un autre côté, remettent en cause profondément les mécanismes et les dispositifs de régulation socio-économiques. Cette transformation complexe (environnementale, économique, politique, sociale, culturelle, familiale, personnelle) s’accompagne de la remise en question de l’Etat social-démocrate, du coût des bureaucraties sociales, des fondements institutionnels de l’intervention publique. Ces espaces d’incertitude sont aussi le lieu de recomposition de l’intervention sociale.
Gouvernances et développement durable
Les modes de gouvernance et le développement durable regroupent un faisceau d’analyses, de méthodes et de visions prospectives qui tentent de répondre à ces diverses crises. Ces deux notions, qu’il est nécessaire de questionner, influencent les rapports sociaux et les modes de régulation. Les enjeux sont multiples : apparition de nouvelles méthodes de coopération et de direction stratégique des systèmes humains, développement social local, développement des solidarités de proximité, nouvelles cultures, nouvelles économies, promotion du potentiel humain, sauvegarde de la planète.
Les articulations avec l’intervention sociale
Face à ces enjeux, l’intervention socioéducative est profondément remise en cause en termes d’efficacité, de rationalité mais aussi de légitimité, par l’Etat, les mouvements sociaux, les professionnels eux-mêmes et les usagers. Dans ce contexte, les professionnels résistent, s’adaptent, innovent. Nous faisons l’hypothèse que la gouvernance et le développement durable génèrent des théories, des méthodes, des pédagogies et des pratiques. Il s’agit d’en étudier les modalités et les effets sur les modes d’intervention socioéducative.
Ce 4ème congrès de l’AIFRIS propose d’instruire le débat en adoptant un questionnement en trois temps :
Réponses à l’appel à communication
Les propositions sont à remplir en ligne, sur le site de l’AIFRIS (aifris.org ou aifris.eu), et uniquement de cette façon, avant le 15 septembre.
Les réponses seront communiquées par mail, à compter du 15 novembre.
L’AIFRIS souhaite recevoir des propositions venant de chercheurs, de formateurs chercheurs ou de professionnels de l’intervention sociale ou de l’action éducative.
Afin de diversifier les approches, les communicants pourront choisir entre les trois axes, mais aussi entre deux formes de communication : compte rendu de recherche ou compte rendu d’innovation concernant la pédagogie ou l’intervention sociale.
Les critères d’évaluation seront du même ordre, mais les matériaux exposés pourront différer entre données de terrain ou bibliographiques d’une part, et données des expérimentations d’autre part.
Pour favoriser l’accès à la communication, le comité scientifique permanent est disponible pour accompagner la personne ou l’équipe de personnes qui le souhaiteraient, dans la formalisation de leur communication.
La communication peut être présentée par une équipe d’un maximum de 3 personnes, mais, quel que soit le nombre d’intervenants, le temps alloué est de 20 minutes par communication.
Toutes les personnes souhaitant participer à une communication devront commencer par remplir la base de données. Les personnes déjà intégrées à la base devront compléter les informations manquantes.
Une même personne ne pourra présenter qu’un maximum de deux communications, seule ou en équipe.
La proposition à envoyer doit comporter au maximum 4 000 signes espaces compris et devra être intégrée dans le cadre prévu à cet effet sur le site. Elle est accompagnée d’une bibliographie d’un maximum de 2 000 signes.
Cette proposition constitue un résumé de la communication, qui, si celle-ci est acceptée, sera publié, en l’état, dans les « pré-actes » du congrès, document imprimé, communiqué à l’ensemble des participants et diffusé à 500 exemplaires. Il ne sera pas demandé d’autre document avant le congrès.
L’AIFRIS a vocation à rendre visible les travaux de recherche et d’innovation en matière d’intervention sociale en langue française. Elle n’a pas pour autant vocation à être éditeur, et souhaite, au contraire, favoriser le développement des revues existantes et poursuivant le même but qu’elle.
Il n’y aura donc pas publication papier des actes du congrès.
En revanche, tout communicant s’engage à fournir, à terme, un article qui sera mis en ligne sur le site de l’AIFRIS. Il est souhaité qu’au plus tard 9 mois après la fin du congrès, un maximum d’articles soient disponibles sur le site, soit directement, soit à l’aide d’un lien renvoyant sur le site de l’éditeur.
Les communicants qui, au terme d’un accord de publication avec une revue, éprouveraient des difficultés à remplir ces critères, s’engagent à prendre contact avec le Président du Comité Scientifique Permanent, pour favoriser les liens entre sa revue éditrice et l’AIFRIS, afin de parvenir à une solution favorisant l’accessibilité, pour tous, à la recherche en intervention sociale de langue française.
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